Gnaulu Admin

Messages: 644 Date d'inscription: 17/03/2010
 | Sujet: Notre identité européenne a 30 000 ans! Ven 30 Juil - 7:29 | |
| Les vacances sont bien entamées. Vous vous êtes arrêtés dans des musées, châteaux, églises; vous avez admiré des paysages... Tout cela est le fruit du travail millénaire de tous nos ancêtres européens. Pour approfondir le sujet je vous conseille ce livre: Dominique Venner : Histoire et tradition des européens. 30 000 ans d'identité. (Éditions du Rocher, 2004.) L'auteur, universitaire renommé, vous parlera de son ouvrage mieux que moi: | Citation: | Ce livre a commencé d'être écrit dans les premiers jours d'un nouveau millénaire. Il est né d'une souffrance surmontée, d'une très ancienne méditation et d'une volonté. Ce n'est pas dans la mollesse, mais dans la fermeté de l'esprit et la résolution du cœur que sera engendré notre avenir. Face aux défis de l'époque, être un historien, spécialement un historien témoin de son temps, donne des instruments et impose aussi des responsabilités. Celle d'abord de ne pas se taire. Pour la première fois dans leur histoire multimillénaire, les peuples européens, ne règnent plus sur leur propre espace, ni spirituellement, ni politiquement, ni ethniquement. Dès le lendemain de la première guerre mondiale, le philosophe espagnol Ortega y Gasset avait eu la prescience de cette catastrophe. Estimant que le monde ne pouvait se passer d'être « commandé » par une puissance dominante, il posait la question: « qui commande aujourd'hui? ». La réponse implicite était que les Européens ne commandaient plus, et que d'autres allaient commander pour eux et chez eux. L'auteur de La révolte des masses prévoyait que ce retournement provoquerait un effondrement moral sans précédents. Tant qu'ils « commandèrent », les Européens purent faire l'économie d'une conscience de soi fortement intériorisée, attribut et défense des minorités insoumises. Il leur suffisait d'exister. Voilà qui est fini. Les Européens ne « commandent » plus, même chez eux, surtout chez eux. De surcroît, ils sont victimes de la spirale incontrôlable de la domination technicienne et de la logique purement économique qu'ils ont enfantés. Sans le savoir et sans l'avoir désiré, nous sommes entrés dans un système nouveau. Le système du nihilisme et du chaos. Il est clair que l'on vit aujourd'hui une histoire inédite. On attend de la science des réponses. Mais elle est muette. Elle n'a pas le pouvoir de se penser elle-même. La politique n'a pas mieux à dire. La pensée est à sec. L'homme moderne, l'homme de la technique, obsédé par son efficience, les objectifs à atteindre, n'a pour univers mental que ce qui est subordonné à cette efficacité. Beauté, sagesse, poésie, sont subalternes, à moins d'être monnayables. La tyrannie de l'efficience débouche sur l'invivable, sur une nouvelle barbarie sans la santé des barbares: la ville qui n'est pas une ville, la domination de l'argent, le saccage de la nature et la manipulation du vivant. A force de calculer, l'homme rencontre l'incalculable. Heidegger l'avait prévu. Nous y sommes mais on ne le sait pas encore. Devant les menaces « faustiennes » , par un mouvement instinctif de survie, tous les peuples font retour à leur identité. Islamisme, judaïsme, hindouisme, confucianisme, africanisme, en sont des manifestations. Frappés à l'âme par l'oubli d'eux-mêmes et par leur culpabilisation, seuls les Européens ne le font pas. Et pourtant! Que l'européanité soit une réalité, cela se manifeste déjà au niveau primaire des sensations. Au contact de l'altérité se perçoit l'identité. Mais l'européanité est attestée aussi par l'histoire et le caractère transnational des grands faits de culture. Au delà de l'art rupestre spécifique à toute l'Europe voici déjà 30 000 ans, au delà des pierres levées et des grands poèmes fondateurs, ceux des Hellènes, des Germains ou des Celtes, il n'y a pas une seule grande création collective qui, ayant été vécue par l'un des peuples de l'ancien empire carolingien, n'a pas été vécue par tous les autres. Tout grand mouvement né dans un pays d'Europe a trouvé aussitôt son équivalent chez les peuples frères et nulle part ailleurs. A cela on mesure une communauté de culture et de tradition que ne peuvent démentir les conflits inter-étatiques...
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Un livre agréable à lire, même s'il soulève de graves questions. A consommer sans modération.
'cré vains dieux!!!
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